En Australie, une étude révèle que des oiseaux pyromanes déclenchent volontairement des feux de brousse !

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Si vous êtes quelqu’un qui vit avec la phobie des oiseaux, cela ne va vraiment pas vous rassurer. Une nouvelle étude suggère que certaines espèces d’oiseaux en Australie ont trouvé un moyen de répandre le feu afin de dénicher leurs proies.

Cette stratégie terrifiante a été observée par les Autochtones pendant des centaines d’années, mais ce n’est que récemment que les chercheurs ont condensé ces récits et les entrevues modernes en un seul document. Les conclusions de l’équipe ont été publiées dans la dernière édition du « Journal of Ethnobiology ».

Que sont ces oiseaux ?

La nouvelle étude incorporant les connaissances écologiques indigènes traditionnelles australiennes décrit le comportement en grande partie inconnu des soi-disant «rapaces de feu», des oiseaux qui propagent intentionnellement le feu en brandissant des bâtons enflammés dans leurs serres et leurs becs.

En Australie, des oiseaux pyromanes déclenchent volontairement des feux de brousse !

Ces pyromanes volants sont répartis en au moins trois espèces connues : le milan noir (Milvus migrans), le Milan siffleur ou « cerf-volant siffleur » (Haliastur sphenurus), et le faucon brun (Falco berigora).

“Les milans noirs et les faucons bérigora se rendent dans ces zones car elles regorgent de proies, c’est comme un buffet à volonté : petits oiseaux, lézards, insectes, en bref, tout ce qui échappe au feu », explique Bob Gosford, l’un des auteurs de l’étude.

Cette technique incendiaire permet aux rapaces opportunistes d’attraper des animaux qui fuient les lieux de  l’incendie ou de se nourrir des restes de ceux qui sont morts dans le feu. Si les feux attirent beaucoup d’oiseaux et qu’il n’y a pas assez de proies pour tout le monde, un rapace a tout intérêt à mettre le feu un peu plus loin…

Bien que les gardes forestiers autochtones et les autres personnes qui luttent contre les feux de brousse prennent en compte les risques de brûlures contrôlées par les oiseaux de proie, le scepticisme officiel quant à la propagation du feu aviaire empêche une planification efficace de la gestion et de la restauration du paysage.

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