Les chercheurs du MIT développent un «corps sur une puce», qui combine des cellules de 10 organes humains en un petit appareil

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Une équipe de recherche du MIT a créé une réplique du corps humain qui peut tenir sur une puce. Selon l’article paru sur le site du « MIT Technology Review », ce «corps sur une puce» peut être utilisé pour évaluer de nouveaux médicaments pour détecter les effets secondaires potentiels avant les tests humains.

Le nouveau système «physiome on a chip» est composé de tissus artificiels dérivés de 10 organes humains différents. Il peut simuler les interactions entre les organes réels au cours de plusieurs semaines.

Que peut-on attendre de cette réalisation ?

Les tests sur les animaux ne peuvent pas toujours donner de résultats fiables, car le système immunitaire humain est différent de celui d’un animal de laboratoire.

Ainsi pour trouver un moyen précis et rapide d’évaluer les médicaments, l’équipe du MIT s’est penchée sur la technologie «physiome on a chip».

Ils ont créé un système ouvert dans lequel les tissus d’organes humains peuvent se développer et interagir les uns avec les autres.

Puisque le «physiome on a chip» utilise le tissu humain, il pourrait fournir des résultats précis concernant des immunothérapies.

Le «physiome on a chip» a intégré des pompes qui régulent le flux de liquide entre les tissus. Ces pompes reproduisent la circulation naturelle qui a lieu dans le corps humain. Les pompes permettent également l’évaluation de plus grands tissus artificiels. Par exemple, ils peuvent simuler une tumeur dans un organe.

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L’utilisation d’un système ouvert permet aux chercheurs de modifier la puce en cas de besoin. Il est également facile d’obtenir des échantillons pour l’analyse.

Chaque puce peut simuler jusqu’à dix organes. Le cerveau, l’endomètre (paroi de l’utérus), l’intestin, le cœur, les reins, le foie, les poumons, le pancréas, le muscle squelettique et la peau sont représentés par des grappes de cellules remplissant bon nombre de leurs fonctions importantes.

Les chercheurs peuvent utiliser cette puce pour étudier les effets d’un médicament sur plusieurs parties du corps. Ils peuvent savoir si un médicament provoque des effets négatifs sur un organe, même s’il traite un autre organe.

Tels que rapporté par les chercheurs eux-mêmes, leur «physiome on a chip» pourrait simuler comment un médicament est ingéré par voie orale, absorbé dans le tissu gastro-intestinal, et livré à d’autres tissus. Ce qui permet d’identifier à la fois les organes affectés par le médicament, les effets du médicament sur différents tissus et la dégradation du médicament.

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