Grande nouvelle : l’Afrique dit NON à la mutilation génitale féminine

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La mutilation génitale féminine est une opération qui altère, de manière intentionnelle, les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales. Cette pratique est très répandue dans certains pays d’Afrique et d’Asie, entre autres. Par ailleurs, beaucoup de personnes pensent que la mutilation génitale féminine est une pratique nécessaire pour que les femmes soient acceptées par les communautés.

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Les populations pratiquant la mutilation génitale féminine voient cette pratique comme un moyen de freiner les pulsions sexuelles chez les jeunes filles et les femmes, préserver leur virginité et les rendre plus désirables comme épouses. Pour légitimer cette pratique, certaines personnes évoquent des facteurs d’identité culturelle et d’appartenance sociale, voire des raisons hygiéniques et esthétiques.

L’Afrique dit NON à la mutilation génitale féminine 

Au mois d’août dernier, le Parlement Africain est arrivé à un accord pour interdire cette pratique qui ne représente aucun avantage pour la santé des femmes. Le Parlement Africain s’est engagé à en finir avec cette pratique tragique qui touche environ 200 millions de femmes dans les quatre coins du monde. A noter que la mutilation sexuelle féminine est souvent pratiquée sur des jeunes filles entre l’enfance et l’âge de 15 ans.

Voici les points forts de cet accord :

– Cet accord est venu après de longues négociations entre les groupes politiques et sociaux du continent et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes.

– L’accord est un programme d’action qui consiste à obliger toutes les familles à renoncer par écrit à la mutilation génitale féminine de leurs filles.

– Les députés signataires du Parlement Africain sont obligés de démarrer les mécanismes formels de ce programme d’action.

Les autorités signataires sont conscientes de la difficulté de cet accord, car certains pays africains, comme la Guinée, continuent à adopter cette pratique même s’ils ont dit « non ». L’éradication de la mutilation génitale féminine prendra quelques décennies, car le changement de conscience vient petit à petit. La mutilation génitale féminine est une réalité dure à changer, car dans certaines communautés, cette pratique est nécessaire pour être accepté, c’est une pratique sacrée.

Quels sont les dangers de la mutilation sexuelle féminine ?

Existante depuis des siècles, la mutilation sexuelle féminine est pratiquée à titre de rituel visant à initier les jeunes filles à l’âge fertile. Mais cette pratique barbare, n’est finalement qu’une violation des droits des jeunes filles et des femmes, puisque l’objectif de la mutilation sexuelle féminine est de priver les femmes de leurs sensations de plaisir.

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A quels niveaux s’opère cette mutilation ?

La pratique de la mutilation sexuelle féminine n’a pas changé depuis des siècles : l’ablation ou l’excision du capuchon du clitoris, du clitoris ou des petites lèvres se fait à l’aide d’un couteau, d’un rasoirs ou avec du verre… Bref, la douleur est infernale !

Cette pratique se fait dans de mauvaises conditions hygiéniques augmentant le taux d’infection. De plus, la mutilation sexuelle féminine entraîne d’importantes pertes humaines et peut provoquer des problèmes urinaires, des hémorragies sévères, des complications lors de l’accouchement et la stérilité.

Il est important de noter que cette pratique traumatisante et brutale provoque un état de choc et des problèmes psychologiques comme l’anxiété, la dépression la faible estime de soi et le stress post-traumatique.

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