Le papillomavirus ne se contracte pas que par « pénétration sexuelle », affirme ce professionnel de la santé !

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Responsable d’environ 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et autres pathologies unisexes  chaque année, il y a quoi craindre le papillomavirus humain ou VPH.

La professeure Céline Badoual, anatomo-pathologiste à l’hôpital européen Georges-Pompidou (APHP) en a bien conscience, et elle est l’une des premières personnes à tirer la sonnette d’alarme. Elle a livré le fond de ses pensées lors d’une interview avec le magazine « Madame Figaro ».

Ce que le virus a de si particulier :

La professeur Badoual insiste surtout sur la banalité du papillomavirus, mentionnant sa multiplicité et le fait qu’il soit particulièrement résistant.

Le papillomavirus ne se contracte pas que par "pénétration sexuelle", affirme ce professionnel de la santé !

Classé en 2 sous-groupes, les papillomavirus qui se développent au niveau des muqueuses génitales, anales ou orales, sont très à craindre. Ils sont susceptibles de provoquer des lésions cancéreuses.

Une autre particularité de ce virus, c’est qu’on n’est jamais à l’abri de le contracter. Mais le plus souvent, c’est au tout début de la vie sexuelle, que plus de gens sont contaminés par le papillomavirus, dont le virus le plus dangereux, le HPV 16.

Il est non seulement impliqué dans 80 % des cas de cancers du col de l’utérus, mais il est aussi responsable de 70 % des cancers de l’anus et de 30 à 70 % des cancers de la gorge. Ce qui en dit long sur les risques que représentent ce type de virus.

Cependant, il faut aussi préciser que toute contamination de HPV ne donne pas lieu automatiquement au cancer. Le virus peut être éliminé dans 80% des cas. Quant au reste des 20%, l’infection peut devenir chronique, avec seulement 4% qui développent un cancer invasif du col.

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Malgré les dangers, pourquoi parle-t-on si peu du papillomavirus ?

Badoual pense qu’il y a un poids moral qui rend tabou le sujet du papillomavirus. Pour cause, la contamination se fait principalement par voie sexuelle. Pourtant, il est difficile d’aborder le sujet d’une infection sexuellement transmissible sans que le patient ne se sente gêner.

« Plus on a de partenaires, plus on augmente le risque d’être en contact avec le HPV. Vous imaginez donc le poids moral et social, la suspicion de « femme facile » qui pèse alors sur la patiente au moment du diagnostic », explique Badoual.

La sexualité précoce dans la contamination du papillomavirus :

La professeur Badoual est d’avis que la sexualité précoce est aussi un vecteur de transmission du papillomavirus. Par sexualité précoce, elle fait référence fait référence aux actes sexuels  entrepris dès le jeune âge, et qui n’incluent pas pour autant la pénétration.

Selon ses déclarations, « … le mode de contamination, de femme à homme, mais aussi d’homme à femme, et entre homosexuel(le)s, se fait aussi par les attouchements, la sexualité orale. Pour parler clairement, il n’est pas besoin d’une pénétration pour contracter le virus ».

« Le papillomavirus se trouve aussi sur la main, sur la peau… Si l’âge du premier rapport sexuel est toujours de 17 ans environ, un peu plus tôt chez le garçon, les pratiques dites préliminaires sont de plus en plus précoces. Or, tous ces rapports sont contaminants. Il faut donc informer les jeunes.», a-t-elle mentionné.

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