L’INDUSTRIE DES COSMÉTIQUES liée à de nombreux problèmes de santé! à lire

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Vous vous frottez avec, les versez et les pulvérisez sur l’ensemble du corps… Il faut donc espérer que les produits cosmétiques soient bien contrôlés avant qu’ils n’arrivent entre vos mains.

Mais en fait, l’industrie des cosmétiques est auto-régulée, sans exigence d’approbation avant de vendre ses produits sur le marché. Et une fois commercialisés, il existe peu de systèmes pour surveiller la sécurité de ces produits.

Produits cosmétiques : une industrie du mal-être ? 

« Vous pouvez commencer à fabriquer des produits cosmétiques et les vendre le lendemain sans aucune permission de la Food and Drug Administration (FDA) », explique Steve Xu, un médecin résidant en dermatologie au Centre Médical McGaw de Northwestern University et auteur d’une étude sur les problèmes liés aux produits de soins publiée récemment.

Aux États-Unis, lorsqu’on soupçonne qu’un produit a entraîné un « événement indésirable », comme une éruption cutanée, des nausées, du stress ou même la mort, on peut le signaler au fabricant ou à la FDA. Mais bien que cela puisse générer des excuses et des cadeaux, rien ne garantit que votre cas soit étudié ou qu’un fabricant le signale à la FDA.

En décembre dernier, la FDA a divulgué pour la première fois les données collectées par le Center for Food Safety and Applied Nutrition concernant les effets indésirables liés à l’alimentation et aux produits cosmétiques depuis 2004. Avant, il fallait déposer une demande d’autorisation pour accéder aux rapports liés aux problèmes de sécurité.

Les produits pour bébés sont les plus signalés !

Selon l’analyse de Steve Xu et ses collègues de Northwestern, les produits de soins capillaires, les produits cosmétiques pour la peau et les tatouages ont été les plus signalés comme source de problèmes. Les plaintes les plus fréquentes, selon Xu, étaient liées à la perte de cheveux rupture et aux irritations cutanées.

Les produits pour bébés, les produits d’hygiène intime et les produits capillaires comme les colorations se sont révélés avoir la plus forte proportion d’effets indésirables graves, y compris l’hospitalisation et le décès. À noter qu’entre 2015 et 2016, le nombre d’effets indésirables signalés s’est multiplié.

Dans un éditorial publié dans JAMA Internal Medicine, l’ancien commissaire de la FDA Robert M. Califf et ses co-auteurs affirment qu’il faut une meilleure évaluation pré-commerciale et une surveillance post-marché des produits cosmétiques.

Des améliorations substantielles à la réglementation des cosmétiques, disent-ils, nécessiteraient un soutien supplémentaire pour la FDA, l’enregistrement obligatoire des produits cosmétiques et la modernisation de la surveillance de ces produits sur la base des systèmes que la FDA a déjà mis en place pour la surveillance des produits. Avec ces changements, ils écrivent : « nous pouvons atteindre les niveaux élevés de sécurité dont on a besoin aux États-Unis ».

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