La salive de TIQUE, une « mine d’or » pour la prévention d’une maladie cardiaque mortelle.

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Cette nouvelle va surprendre plus d’un ! Les tiques, ces petits insectes parasitaires qui se nourrissent du sang des animaux et des humains, pourraient éventuellement nous aider à prévenir un type maladie cardiaque très dangereux. Explications…

Selon une nouvelle recherche de l’Université d’Oxford, les protéines trouvées dans la salive de tique pourraient être utilisées pour traiter une forme potentiellement mortelle de la maladie cardiaque. Les scientifiques sont donc excités par cette nouvelle perspective qui de faire de la salive de tique un médicament contre les problèmes cardiaques ainsi que d’autres formes de maladie.

La salive de tique, un remède contre la myocardite :

La myocardite est une inflammation du muscle cardiaque appelée myocarde. Celui-ci se contracte pour assurer la circulation du sang dans les vaisseaux sanguins.

La salive de tique, une « mine d’or » pour la prévention d’une maladie cardiaque mortelle.

Ainsi, en cas d’inflammation du myocarde, cela entraîne une destruction des cellules musculaires cardiaques.

Mais, les chercheurs de l’Université d’Oxford pensent que la salive de tique pourrait être un excellent remède à cette condition. En effet, les tiques peuvent s’accrocher à vous et vous mordre continuellement pendant plus de 10 jours, sans que vous sentiez de la douleur ou ayez de l’inflammation.

Selon les explications des chercheurs, cela est dû au fait que la salive de tique renferme un certain nombre de protéines qui empêchent l’inflammation à travers la neutralisation des substances chimiques appelées chimiokines dans l’hôte. Cette propriété pourrait être bénéfique pour les personnes atteintes myocardite, chez qui les chimiokines sont libérés dans le cœur et provoquent l’inflammation du muscle cardiaque.

Pour l’occasion, les chercheurs disent que les tiques sont une « mine d’or » pour la médecine:

L’étude, financée par la British Heart Foundation, a permis d’identifier la protéine dans la salive de tique qui permet  de neutraliser les chimiokines, et ainsi prévenir la maladie inflammatoire chronique dans le processus.

La salive de tique contient environ 1 500 à 3 000 protéines en fonction des espèces de tiques. Ainsi, les chercheurs de l’Université d’Oxford ont mis au point une formule « bug à médicament » où des centaines de protéines de la salive de tiques sont transformées en cellules de levure, afin d’identifier les protéines de la salive qui ont des propriétés anti-inflammatoires.

Ces protéines, appelées evasins, aident les tiques à se nourrir pendant huit à dix jours sans être remarqué par l’animal hôte. Les evasins sont injectés dans l’hôte où ils bloquent les chimiokines de l’hôte et préviennent l’inflammation douloureuse qui normalement alerte l’hôte de la présence de la tique.

Publié récemment dans la revue des rapports scientifiques, la recherche a identifié plusieurs nouvelles evasins dans la salive de tiques, et a identifié l’un d’entre eux, l’ Amblyomma cajennense (P991_AMBCA), comme le plus efficace pour se lier et bloquer l’effet de chimiokines qui provoquent une inflammation de la myocardite.

Le professeur Jeremy Pearson, directeur médical associé à la British Heart Foundation, a déclaré: « Ils ne sont peut être beau à voir, mais ces petites créatures pourraient devenir le secret pour de meilleurs traitements de toute une gamme de maladies ».

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